un gîte écologique... étape par étape...

mardi 30 mai 2006.
 

Origine du projet, une étable qui a subi les assauts de la tempête de décembre 1999.

Vue aérienne après démontage de la couverture et de la charpente.

Procédé utilisé pour faire descendre les poutres à l’étage inférieur... Des sacs de terre sur lesquels on positionne les poutres puis on perce et là c’est magique...

Le bâtiment mesurait à l’origine 8 mètres de haut avant d’être redimensionné. Après abattage de 57 m3 de terre, le pignon est descendu à 6 mètres et les murs sous sablière ont perdu 80 cm.En rouge, on distingue le futur pignon.

Mise en forme du nouveau pignon

Réparation du mur de sablière par des coffrages.

Une vue qui permet de constater les désordres qui régnaient sur le pignon ouest. Il se désolidarisait du reste du bâtiment.

Arrivée du toit !!! Quelques 2500 tuiles qui ne demandent qu’a retrouver leur lustre d’antan...

Nettoyage, tri et rangement des tuiles

Pose des tuiles rutilantes sur le toit, tout le monde s’y met ! Gillou, un copain compagnon couvreur nous a transmis de nombreuses connaissances.

Coût de l’opération, tous postes compris : sous-toiture, lattage, contre lattage, zinguerie, tuiles, 2 sacs de chaux pour le faîtage : 2600 € pour 192 m2 en 2002.

Couverture du gîte terminée

Première ouverture en façade, après avoir creusé 70 centimètres dans le mur, la lumière apparaît, instant magique...

Après une bonne suée, la première ouverture est réalisée...

Pose d’un bâti en chêne qui recevra une fenêtre. Les pattes de scellement du bâti sont collées dans la terre, aucun ajout de chaux.

Habillage d’un mur en béton avec de la terre.

Pour obtenir un bel effet visuel, nous avons réalisé un soubassement en placage, le résultat est intéressant. Encore une fois on peut constater l’excellente adaptation de la terre crue même avec des matériaux conventionnels.

Restauration de la façade en terre crue. Dans notre région cette technique de terre est appelée mâsse.

La dalle a été cassée et laissée sur place pour constituer le hérisson.

Le hérisson est en contact avec la terre, sa hauteur est de 15 centimètres. Il protègera la dalle en chaux et chanvre de l’humidité.

Mise en oeuvre de la dalle en chaux et chanvre, hauteur 10 à 15 centimètres. La chaux utilisée est de la chaux hydraulique naturelle NHL 3,5. Aujourd’hui nous mettons en oeuvre des dalles en chaux et lin. Cette fibre coûte dix fois moins cher. La mise en oeuvre est identique. Cela permet de valoriser un matériau destiné la plupart du temps au rebut. Nous avons testé le lin mélangé à la chaux à l’humidité, nous n’avons constaté aucun compostage de la fibre.

Cette vue permet de voir en coupe le hérisson et la dalle.

A suivre...


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